Comme tous les mardi à 18h, nous allons parler aujourd’hui d’art et de passion. En définissant naivement le rapport à la création et à la destruction, pour enfin reprendre un texte de Hegel qui établit le mouvement entre passion et objectivation. Au sens où la passion n’est pas tant qu’on l’objective et que l’objectivation a pour effet de néantiser cette passion, ou de la rendre effective au sens où elle est sans objet, c’est à dire au stade amoindri de la représentation cristallisé dans l’habitude. Ce qui lui donne une raison, dans le fait de l’homme de tout rationnaliser, pour la conscientiser et produire un effet chez les autres, qui donne raison à ce qui n’en a pas encore, en incluant l’admiration ou le rejet. Tout en incluant le mouvement inverse, c’est à dire la nécessité de la passion qui produit une émotion et une impression par l’effet qu’elle produit chez les autres, par l’idée d’une durée, qui néantise ensuite cette émotion pour la remplacé par la consternation et son objectivation. Et l’art consiste dans cette émotion, c’est à dire l’adoucissement de la passion.