Ce volet consacré au « détour par l’hypnose » montre que celle‑ci n’est ni magie ni curiosité exotique, mais un mode d’activité très ordinaire de la conscience, que chacun pratique sans le savoir en « faisant le vide » avant qu’un mot, un geste ou une décision n’émerge. L’hypnose est décrite comme une veille paradoxale : la conscience reste éveillée, mais cesse d’interférer avec l’activité spontanée du corps propre, laissant se déployer une imagination véritablement opérante. Cet état passe par un arrêt des repères habituels, une indétermination féconde, puis l’accès à une disposition particulière : pure attente active, capable d’accueillir tous les possibles sans se crisper. Le lien avec le taijiquan apparaît alors clairement : forme, posture et travail imaginal cultivent cette veille paradoxale où le geste « se fait » à partir du centre. La clé de la maîtrise réside dans cette capacité à laisser un but déjà réalisé engendrer les mouvements justes