Quand on fait du ski de rando dans les montagnes, il y a un grand danger : les barres rocheuses. Vous dévalez la belle pente dans la poudreuse en faisant de beaux virages sous le soleil des Alpes. Le rêve. Mais tout à coup, arrêt brutal, vous rencontrez une barre rocheuse un mètre en-dessous de vous. Il va donc falloir faire un petit demi-tour. C’est ce qu’on appelle en ski une conversion. Il faut passer un ski puis un autre. (Vous voyez, vous pourrez faire passer votre prochain séjour au ski pour une œuvre chrétienne !!!). Si vous ne faites pas cette opération, vous allez glisser petit à petit, et ce sera le grand saut dans la vide… le grand saut dans la mort. Ainsi donc, dans ces moments-là, c’est le dilemme : la conversion ou la mort.
Voilà bien l’alternative de notre carême, chers amis. Le carême, ce n’est pas d’abord un truc pénible, ringard, douloureux, fait seulement de pénitence et de privation… Vous avez peut-être en tête le film Da Vinci Code avec le « moine » qui se flagelle. Or le carême, c’est un temps pour la vie, et plus précisément un temps pour vivre autrement. Pour vivre en fils et filles de Dieu. Pour quitter ce qui conduit à la mort, lentement mais sûrement.
Alors au début de ce carême je veux choisir la vie, quand l’horizon s’assombrit, je veux choisir la vie avec le Christ. Quand l’avenir est des plus incertain, je veux choisir la vie avec le Christ. Quand tout m’entraîne à baisser les bras, je veux choisir la vie, la vie avec le Christ.
Et aujourd’hui, le coach, ce n’est pas le pauvre prêtre que je suis. C’est Jésus lui-même dans l’Évangile. Il nous explique que pour vivre cette conversion, vous n’avez pas besoin d’aller aux Deux Alpes ou à Val d’Isère.