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Il y a quelques semaines, on me demandait « mon Père, faut-il tout dire ? » et en particulier « faut-il tout dire de ma vie passée à celle qui va devenir ma femme dans quelques mois ? ». C’est une vraie et bonne question. Car notre parole peut tout à la fois bénir mais aussi maudire et blesser. Dans notre monde médiatique, une parole bien placée ou mal placée peut « tuer » quelqu’un médiatiquement en un instant. On le sent bien dans la guerre en Ukraine que le terrain des déclarations et de l’information semble aussi important que celui des militaires. Dans un registre plus léger, quand on regarde des émissions comme « Un dîner presque parfait » ou « 4 mariages pour une lune de miel »… je suis frappé par la dureté des notes et des paroles. Souvent les participants semblent incapables de reconnaître la bonté des autres et ont des paroles dures les uns vis-à-vis des autres avec des notes toujours mauvaises. Parfois, au nom de la « vérité » les paroles se transforment en un flot de critiques et de remarques blessantes sans ménagement.

Si la Parole de Dieu est parfois tranchante, pour notre bien, la parole humaine, notre parole, est donc parfois blessante. Le Seigneur en ce dimanche nous offre un petit examen de conscience : « Ce qui sort de la bouche, c’est ce qui déborde du cœur ». Il nous faut donc réfléchir, dans la suite de l’Évangile de dimanche dernier qui nous appelait à la Miséricorde, sur le sens et l’opportunité de nos paroles, qu’elles soient orales, ou bien de nos jours par messages ou réseaux sociaux interposés.