Comment rendre hommage à des personnes que l'on ne peut pas voir ? Comment représenter la disparition ? Dans ce septième et dernier épisode de notre semaine dédiée à Kamchatka, son compositeur Daniel D'Adamo nous dit comment la composition sonore et musicale de la pièce mène la narration vers cette fin tragique, et nous parle de la charge historique, du devoir mémoriel que suppose une telle œuvre, liée à un tel évènement.
Fuyant la ville de Buenos Aires lors du coup d’état de 1976, Papá, Mamá, Harry et son petit frère le Lutin prennent des noms fictifs et s’exilent. Respectivement avocat de prisonniers politiques et chercheuse, les parents sont menacés par ce nouveau régime, et dans cette atmosphère brutale, Harry trouve refuge dans l’échappatoire et la disparition. Cette histoire écrite par l’auteur argentin Marcelo Figueras a été mise en musique pour l'opéra par Daniel D’Adamo et créé au CETC Teatro Colón de Buenos Aires par l'Ensemble ALMAVIVA, repris au Théâtre Dunois à Paris, puis joué et enregistré à l’Opéra de Reims.