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Description

Ce cri, c’était l’une des nouveautés de notre vie à 4.
Notre maison, nos affaires mélangées : un peu de chacun d’entre nous dans notre univers.
Une semaine sur 2, faire partie du quotidien des enfants :
Le réveil, le p’tit déj, l’école, les devoirs, les activités, les vacances…

C’était commencer à assumer de prendre mes décisions, commettre mes propres erreurs, tout en ayant le soutien de ma chérie.
Les premières fois où j’ai dû les gronder… un peu… en n’assumant pas vraiment.
Mettre un cadre et le faire respecter pour être pris au sérieux.
Je ne voulais pas être spectateur, mais acteur de cette nouvelle vie !

Mais je devais aussi être moi, ne pas jouer un rôle, ne pas prendre une posture.
Etre moi, c’était créer un lien affectif avec les enfants, les faire rire, jouer avec eux, m’intéresser à eux, leur apprendre des bêtises.
Des petites expressions « faites maison » ou héritées de ma mère…

Parfois j’étais un véritable arbre à chat.
J’adorais ça…
Un enfant qui grimpait sur mon dos, pendant que l’autre s’accrochait à mon bras.
Et je vous passe les sessions dans les piscines !
« On peut faire le panier, steuplè ?! »
(Tuto disponible sur demande…)

Mais quand je disais stop, les chatons descendaient de l’arbre, respectueusement.
Règles et cadre n’interdisaient pas les bons moments et la complicité.
L’équilibre venait doucement.
Les samedis où leur mère travaillait, on se découvrait, rien qu’à 3.
Une sieste obligatoire pour M et un temps calme pour sa grande sœur.
Tout le monde y allait sans broncher.

Note pour les enfants : temps calme = grosse siestasse des parents…
Bref !
A leur (presque) réveil, les 2 venaient se coller à moi, dans le canapé, en prenant mon bras comme doudou et mon ventre comme oreiller.
Sentiment indescriptible avec option « Larmes aux yeux ».
C’était si naturel…
J’entrais dans leurs cœurs.

Je voyais qu’ils trouvaient leurs marques dans notre vie à 4 et que j’en faisais pleinement partie :
« C’est toi qui lis l’histoire ! »
« Tu viens me chercher à l’école ? »
« Tu peux m’aider pour mes devoirs ? »
« T’étais comment quand t’étais p’tit ? »
Et le fameux…

Le summum de la confiance :
« Foussouaaa ! J’ai simiii ! »
Ce loulou de 3 ans à peine, trônant aux toilettes, écorchant mon prénom, qui tenait absolument à ce que je nettoie ses miches dodues.
On n’était pas au top de la complicité là ?!

Sourire aux lèvres, en apnée, je m’exécutais.
Et quand j’essayais d’esquiver, sa répartie était sans appel :
« Foussouaaa ! J’ai simiii ! »
« Demande à Maman ! »
« Maaamaaan Foussouaaa ! »

J’crois que j’étais bien intégré, là…