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Description

 La nervosité qui se sent derrière les yeux quand les paupières ne veulent pas se reposer : pour laisser le jour dehors et le calme à l'intérieur. Cette nervosité qui nous accompagne, ce besoin quasi compulsif de FAIRE des choses, de réfléchir, de faire des plans - des fois sur la comète.

Cette nervosité que nous empêche de nous poser et qui, comme par magie, quand nous nous concentrons sur ces paupières qui tremblent - disparaît !

Un point focal sur les paupières, un point focal sur ce qui vacille, un point focal sur ce qui tremble sans juger. Juste dire "ben tiens, mes paupières ne se ferment pas" avec douceur et calmement. Et comme par magie, ça s'arrête.

Quand tu observes une nervosité, un problème sans le juger, juste en le regardant, tu te rends compte qu'il disparaît.

"je t'ai vu ! "- "je n'ai pas trouvé de solution, mais je t'ai vu" - "je te garantis que j'ai fait attention à toi" est souvent assez pour que tu puisses passer à autre chose.

Tous ces tracas du quotidien qui tournent comme dans un ordinateur, en tache en arrière plan dans ta tête. Ils t'occupent, ils te préoccupent et ils s'en vont quand tu les regardes.

Quand tu te dis "Oui, il faut que je m'en occupe plus tard" ou "oui, je t'ai vu", tu dis "oui" à ce problème-là dans ma vie, mais pas maintenant.

De donner du crédit à quelque chose qui EST.

D'accueillir quelque chose qui EST pleinement sans vouloir y remédier, y faire quelque chose. C'est souvent déjà assez pour pouvoir passer à autre chose.

L'été est particulièrement propice à cela. Allongé sur une chaise longue en train de rêvasser, je me dis "tiens oui, faut que je fasse ça - mais pas maintenant - Je t'ai vu - Tu es une tâche que je dois accomplir"

Peut-être même la noter pour ne pas l'oublier, pour lui donner sa juste place dans une liste de choses à faire. Plus tard.

L'accueillir pleinement. Et puis avoir la tête libre pour passer à autre chose.

Voilà pourquoi les vacances d'été sont si reposantes.