La pluie
qui nous inonde,
qui nous mouille,
qui nous rafraîchit,
qui nourrit,
qui épanche notre soif.
Cette pluie qui nous fait prendre un parapluie,
cette pluie que nous attendions,
pour laquelle les Indiens font les danses de la pluie.
Oui, cette pluie, on l'attend, on la craint, on en a peur quand c'est le déluge.
Et pourtant, quand elle arrive, même dans le désert, elle fait - le temps d'une nuit - éclore tout, tout, tout ce qui est endormi entre les grains de sable.
Oui, cette pluie est attendue, abondante, éparse, salvatrice, cette pluie.
Cette pluie mouille de l'extérieur, mais pas de l'intérieur ...
sauf si nous ouvrons grand la bouche pour avaler un maximum de gouttes. Alors cette pluie, elle est de partout.
Elle éteint le feu à l'extérieur. Et elle re-pulpe de l'intérieur.
Cette pluie nous étouffer quand il y en a trop, trop abondant.
C'est le dosage qui - in fine - est toujours et encore et toujours et encore.... il est toujours et encore ce qui fait la différence entre poison les médicament.