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Description

3080 adultes, 2500 enfants, deux chiffres qui ne disent pas tout du handicap en Guyane. Il s’agit là des personnes qui sont dans les circuits parce qu’elles sont prises en charge par la puissance publique via notamment l’AAH (allocation adulte handicapé). Pour la prise en compte des enfants, il existe l’AEEH ou allocation pour l’éducation d’enfant en situation de handicap.

Plus de 3000 adultes, plus de 2500 enfants qui reçoivent une aide. Les autres, les professionnels font en sorte de porter l’information où qu’ils soient dans le pays Guyane.

Deux chiffres qui ne disent surtout pas qu’ils nous entretiennent de vrais gens… de l’humain donc !

Plusieurs structures, associatives et administratives s’occupent à faire en sorte de compenser les effets du handicap. Par le versement d’allocation (c’est la loi) mais aussi par un accompagnement qui se cale sur les besoins de la personne concernée. C’est ainsi que l’ESAT Ebène (Etablissement de service d’aide par le travail) accueille des « usagers » qui ont un statut pas si éloigné du droit commun parce que ce sont des travailleurs dont les aspirations sont prises en compte. La directrice de l’Etablissement, Naomie Juillard, parle « d’autodétermination » et visiblement ce n’est pas une vue de l’esprit.

Autres chiffres, le budget consacré par la CTG (collectivité territoriale de Guyane) à la gestion et compensation du handicap, c’est 11 millions d’euros en 2023 et 15 millions en 2024 avec des tarifs qui passent de 23 euros de l’heure en 2023 à 23,50 euros en 2024.

Attention, malgré ces données nécessaires, le terme handicap recouvre une multitude d’histoires humaines. Encore une fois le mot ne dit rien du désir de vivre des personnes en situation de handicap. De leur désir d’être respectées dans l’entourage immédiat mais aussi dans la société… dans l’entreprise ou certains préfèrent ne pas se faire connaître de peur d’être dévalorisés. Et le drame il est peut-être là, un désir de disparaître symboliquement pour ne pas affronter les regards… nos regards dénués trop souvent de bienveillance.

Rendre visibles les guyanais victimes d’un handicap, congénital ou circonstanciel, après un accident de la vie par exemple, c’est tout l’objet de ce nouveau podcast.