Je regarde mon panier clignoter sur l’écran’.Trois clics, un sourire, un trou de plus dans le compte’.C’est fou comme le vide se remplit vite en ligne’.
Chaque achat a l’allure d’un pansement’.Un parfum pour l’estime, un pull pour le courage’.Je ne m’achète rien d’utile, juste un peu de chaleur immédiate’.
Le monde m’encourage : profite, t’as qu’une vie’.Mais la mienne ressemble à un reçu infini’.Je dépense pour exister, pour sentir que je peux encore choisir’.La carte bleue comme dernière illusion de liberté’.
Et quand tout est livré, je me retrouve face aux cartons’.Le manque revient, poli, familier, fidèle’.Alors je ferme les yeux, je respire’.Peut-être que le vrai luxe, ce serait d’apprendre à ne plus combler’.