J’ai longtemps cru que la sexualité devait brûler pour exister.
Qu’elle devait prouver quelque chose.
Qu’il fallait que ça claque, que ça monte, que ça déborde.
Je venais de là.
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Adolescent, j’observais.
Les femmes.
Leur mystère.
Leur corps.
Leur monde.
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J’ai appris très tôt les mots techniques, les gestes, les récits autour de la contraception, de la naissance, des matières, des parfums.
Je cherchais à comprendre ce que je ne recevais pas : la tendresse.
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Alors j’ai confondu désir et réparation.
Exploration et manque.
Intensité et lien.
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Aujourd’hui, quelque chose a changé.
Je découvre une sexualité qui ne se presse pas.
Qui s’installe.
Qui commence bien avant le lit.
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Dans une main tenue dans la rue.
Un frôlement inattendu.
Un baiser volé sans raison.
Une présence douce, quotidienne, presque naïve.
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Ce n’est pas spectaculaire.
C’est mieux.
La tendresse, c’est le corps qui dit : tu comptes.
Sans discours.
Sans performance.
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Avec les sept sens en éveil.
Et je comprends enfin ceci :
le désir peut être ardent,
mais la tendresse est vitale.
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Alors oui, je le dis calmement :
éloigne-toi de celles et ceux qui ne savent pas être tendres.
Ce n’est pas un caprice.
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C’est une exigence humaine.
Parce qu’aimer, ce n’est pas un concept.
C’est un geste répété.
Un corps qui répond.
Et une douceur qui tient.
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