Un salaire régulier, des tickets resto, un fauteuil réglable — la panoplie complète du bonheur sous contrat.
Mais la nuit, je me réveille avec le cœur en astreinte.
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Je suis payé pour exister huit heures par jour, calibré, mesuré, évalué.
On ne m’a jamais demandé ce que je voulais créer, seulement si j’étais “disponible”.
Alors je souris, je clique, j’envoie mes mails comme on récite une prière.
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La stabilité a pris la forme d’une camisole élégante.
L’angoisse, elle, a un badge d’accès et une boîte mail nominative.
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Et toi — tu travailles encore pour vivre, ou tu survis pour ne pas démissionner ?