Épisode 18 : Le parfum antique
Le parfum, dans l’Antiquité, n’est pas un “petit plus” coquet. C’est un produit de luxe, un marqueur social, un objet rituel, parfois un médicament, et souvent un bon prétexte pour afficher qu’on a du blé (et du temps).
Au programme
De quoi parle-t-on quand on dit “parfum” dans l’Antiquité ?Huiles parfumées, onguents, fumigations, résines et encens, pas de flacon vaporisateur, évidemment.
Les ingrédients starsMyrrhe, encens, storax, nard, cannelle, rose, iris, safran, et tout ce qui arrive de loin (donc cher).
Comment on fabriqueMacération et infusion dans des huiles (souvent olive ou ben), ajout de résines, filtration, vieillissement. Travail long, précis, et très dépendant de la chaîne d’approvisionnement.
Qui en porte, et pourquoiÉlites, athlètes, courtisanes, prêtres, mais aussi usages plus quotidiens selon les milieux. Parfum = identité, statut, séduction, “propreté sociale”.
Parfum et religionOffrandes odorantes, fumées sacrées, gestes rituels, lien direct avec les dieux via l’odeur (un canal de communication plus fiable qu’un discours politique).
Parfum et funéraireEmbaumement (selon les régions), onguents, fumigations, gestion des odeurs, hommage au défunt, et logistique très concrète des cérémonies.
Commerce, routes, contrefaçonsCircuits méditerranéens et orientaux, ateliers urbains, packaging (flacons, alabastres), et déjà des “copies” moins nobles.
Ce que l’archéologie en voitFlacons (verre, céramique, pierre), résidus organiques analysés, ateliers, textes, iconographie. L’odeur a disparu, mais les traces matérielles parlent.