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Description

Modeste mise en onde du poème de Benoit Waddy Camby - "Orpillage" :BruitObscurité des profondeursForêtÔ notre AmazonieÔ notre GuyaneBruit des machinesVictimes de la folle ruée vers l’orTête en feuOù l’or tourne nuit et jourCorps boueuxRageDans un air lourdBouillant de mercureEmpestant le gasoilUne chaleur 973Taux soixante-dix pour cent d’humiditéUn homme n’est pas grand-choseIciAvides d’orCreusons comme des fousÀ coups de jetsForeuseExcavatriceFouille le ventreDe notre forêtL’orpilleurLes vicesLessiveLa vide, notre forêtComme une carcasseDepuis déjà très, très longtempsTrente ans peut-êtreJusqu’à quand ?Notre forêtNotre fleuvePleurent de toutes leurs larmesLeurs âmesNos chamanesNe sont plusNos Gran manNo gaan gadou1Sont partisNo padjzé2Ont disparuNos esprits sont partis sous d’autres cieuxIls creusentIls creusentEncore et encoreDe cavité en cavitéEn trous béantsLa destruction est programméeÔ notre forêtL’orpilleur a pris le dessusMalédiction…Où ?Ma Guyane en peine. Benoît Many Waddy Camby