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Description

Aujourd'hui cette émission part de… non, parle de cas… Attendez, je n’arrive pas à me relire, c’est trop petit, j’ai dû imprimer le conducteur (car Victor nous a appris à dire “conducteur”) en corps 8, je… ah, non, c’est pas ça : j’ai oublié mes lunettes !Les lunettes : dans le coffret cadeau que la vie vous délivre un matin au réveil, et sur lequel une étiquette indique en gros les mots “coups de vieux”, parmi plusieurs nouveautés étonnantes, à côté des cheveux qui blanchissent, de la faculté à pousser des petits soupirs lorsqu’on s’assoit et du sentiment que la musique est toujours trop forte, il y a souvent les lunettes. Je parle ici pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance (ou le fardeau) de grandir avec ces irrésistibles lunettes pour enfants en plastique coloré souvent très épaisses pour être bien résistantes et qui confèrent aux bambins qui les portent un air de sérieux décalé irrésistible. Alors lunettes et chanson : mais évidemment ! Pour déchiffrer les partitions et lire les paroles, voir les musiciens et le public ou pour cacher sa timidité sur scène (la Callas était tellement myope qu’elle devait repérer à l’avance un point sur la scène d’où elle voyait le chef d'orchestre mais hors de question pour elle de chanter Norma avec des lunettes -oui, maintenant les “le saviez-vous” sont directement intégrées dans l’introduction), des lunettes pour faire le show en rocket man et bien sûr, les lunettes noires “pour montrer tout ce que je veux cacher” (c’était une imitation d’Isabelle). Un objet du quotidien, pas grand chose peut-être mais évidemment, deux verres grossissants et une monture en acétate qui disent bien plus que… juste une chanson.