On raconte qu’à chaque départ, un passager clandestin grimpe dans nos bagages. Son nom : Solitude. Elle ne pèse rien, mais pourtant, une fois installée, elle prend énormément de place.
Et quand on arrive dans un nouveau pays, ce n’est pas seulement l’absence des proches qui nous frappe. C’est ce sentiment étrange, presque silencieux, qui nous rappelle que tout est à reconstruire : les repères, les habitudes, les liens, et même la manière de regarder le monde. Alors, comment la gérer ?
D’abord, en acceptant qu’elle fait partie du chemin. La solitude n’est pas un ennemi à combattre. Elle n’est ni une faute, ni une faiblesse. C’est un compagnon de route, parfois lourd, parfois utile, qui nous oblige à avancer autrement. Et lorsque cette idée s’installe, on commence déjà à respirer un peu mieux.
Ensuite vient le point d’ancrage. Chaque jour, tentez de trouver votre repère personnel. Un café où le temps ralentit, un coin de rue qui offre une vue rassurante, ou ce quartier qui vous inspire sans que vous sachiez vraiment pourquoi. Ces lieux deviennent de véritables petites bases de stabilité.
Et dans ces bases, il y a les micro-gestes : un bonjour répété, un sourire reconnu, une recommandation demandée dans une boutique. Il y a aussi ces engagements réguliers : danser chaque vendredi, jouer au volley le mardi, retrouver de nouvelles têtes le reste de la semaine. Peu à peu, ces fils minuscules se tissent entre eux et forment une routine, un tissu humain et visuel qui vous ancre. Comme si vous disiez à votre cerveau : “Tu vois ? Ici, tu peux t’appuyer.”
Troisième palier : le lien avec les proches.
Continuer de parler à ceux qui comptent est essentiel pour garder une stabilité émotionnelle. C’est un fil solide entre l’ici et le là-bas. Un message, un appel, quelques minutes de conversation — ce n’est pas seulement de la nostalgie, c’est une respiration. Et dire “vous me manquez” n’est pas interdit. Au contraire, cela rappelle que vous appartenez à une histoire, à un cercle, même loin de lui.
Et enfin, le dernier point : le retour à soi.
Se retrouver, c’est apprendre à se poser au milieu du changement. Écrire chaque soir vos découvertes, vos petites avancées, les choses que vous aimeriez essayer. Tenir une liste, même simple, de ce que vous explorez. S’offrir un moment calme sans culpabiliser, parce qu’on n’a pas toujours envie d’être dehors ou accompagné. Faire le point, respirer, s’écouter : c’est souvent dans ces instants-là que l’expatriation devient plus douce, plus humaine, plus vraie.
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