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Chaque jour, dans nos relations en famille, au travail, avec les amis, nous avons l’occasion de dire des bonjours et des aurevoirs.

Pour moi, dans une relation, ces moments où l’on se retrouve et ces moments où l’on se quitte sont vraiment des moments à soigner particulièrement, des moments de connexion, des moments spéciaux. Dans le bonjour, il y a tout le potentiel de la rencontre qui va suivre ; dans l’aurevoir, toute la connexion à vivre autrement dans l’éloignement.

Avec la sensibilité qui est la mienne, je perçois que ce sont des moments qui peuvent être délicats et pour cela, ils requièrent toute notre attention.

Se retrouver dans un bonjour, se retrouver comme on se connaît et dans tous les espaces où on ne se connaît pas, où on ne va peut-être pas se reconnaître car chacun a vécu un morceau de vie, s’en trouve informé, enrichi, transformé. Se retrouver et cerner à quel endroit de la relation chacun se trouve, pas forcément celui où on s’est quitté, percevoir dans quelle disponibilité, quelle ouverture, quel élan chacun se présente. Se retrouver et se réajuster, subtilement, imperceptiblement, ou de manière plus manifeste…

Se quitter dans un aurevoir… En laissant quelle empreinte, quel rayonnement ? En ouvrant quelle perspective ?

Il y a mille manières de se dire bonjour, mille autres de se dire aurevoir. Comment peut-on être pleinement présent dans ces moments-là et les rendre sacrés ?

Comment éviter que ces moments perdent de leur substance dans la banale répétition du quotidien ? Comment échapper aux rencontres ratées et aux aurevoirs déchirants ou gâchés ?

Une des clés que la vie m’a enseignées au fil des années de garde alternée, avec chaque semaine des aurevoirs et des bonjours de retrouvailles relativement chaotiques, c’est le laisser-être, la non attente, l’accueil de ces moments avec ce que chacun est dans l’instant. Et il faut bien des TP quotidiens sur des années pour se sentir avancer un peu sur ce chemin-là !

Longtemps j’ai été triste, désolée, égarée de voir partir mes enfants pour une semaine avec en même temps l’ambivalence associée à la joie, au soulagement de me retrouver avec moi ! Plus longtemps encore me semble-t-il, les retrouvailles ont été déstabilisantes, débordantes de décharges émotionnelles que je n’étais pas disposée à accueillir, tout à l’espoir de vivre la joie de ces retrouvailles.

Que de fois, dans d’autres relations, ai-je eu cette sensation de rencontre manquée, par la précipitation des circonstances, le peu de temps ou d’attention portés à cette connexion à recréer ?

Et combien d’aurevoirs ont laissé en moi une sensation d’inexprimé, d’inachevé, d’incomplet ?

Ca peut se jouer à si peu de choses ! Un regard, une distraction, un millième de seconde en trop ou en pas assez !

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Crédit photo: Andrea Piacquadio

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