Existences et solitudes en relation, perpétuant notre humanité balbutiante.
Il n'y a pas de fin
aux croisements des temps
de tant de vies
qui se jouent, se tissent, se portent,
se frottent et se forment
les unes aux autres,
les unes avec, et contre ou sans les autres,
s'enrôlent, s'enveloppent, s'enrobent,
se lovent, convolent,
s'isolent et se dérobent,
puis se consolent et s'honorent
avant de s'envoler.
Sur la piste de danse,
notre amour affamé
s'ouvre à tout ce qui s'ouvre
pour graver dans nos cœurs
nos sillons d'existence,
comme soif d'océan
creuse le lit des ruisseaux.
Chaque cycle arrive au bout,
là où change le goût.
Juste saveur nouvelle
d'une ère qui se révèle
un âge que l'on choisit
de célébrer aussi.
Pour qui vide est le vide ?
Nos silences,
les mêmes en apparence,
se tiennent en différence,
de présence en résonnance.
L'immobilité même
se fait dans la nuance.
Notre rapport au temps
façonne notre expérience,
le rythme et la cadence
au travers de nos sens.
Nos sphères bien distinctes
se dupent à s'emmêler,
mais en se côtoyant,
alors, elles se discernent.
Que disent en nous
et que disent-ils de nous
ces mots d'amour qui naissent
de ce qui se dessine, en soi,
comme étant vraiment l'autre ?
Sont-ce nos vibrations
que nous aimons ?
Et de nos illusions
dont nous souffrons ?
L' Amour, le grand, il est
ce fou, n'ayant rien décidé
pour pouvoir embrasser
toute la part du mystère
dont il n'a pas vibré.
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Texte déposé ©Renaud Soubise
Musique : © Musique Libre / Symphonie - Nikos Spiliotis - Love Waltz
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