C’est dans un état pitoyable que Beethoven retrouve son logement de Vienne, la Schwarzspanierhaus. Les médecins tardent à venir et les traitements qu’ils proposent n’ont d’effets que le temps de quelques jours. Les ponctions se succèdent mais il faut se résoudre à admettre que la fin est proche. Karl est parti début janvier rejoindre son régiment à Iglau.
Mais Beethoven pourra compter sur la présence à son côté d’un enfant, Gerhard von Breuning, le fils de son ami de toujours Stephan. Lorsque la mort s’approche, il rédige un codicille au testament qu’il a établi le lendemain du départ de son neveu. Son contenu est édifiant… Surtout, il s’agit d’un codicille ! Comme douze ans plus tôt, lors de la mort de son frère Carl, ce codicille change tout, brutalement. Il est vrai que, quelques jours plus tôt, Beethoven a composé un canon au titre très évocateur : « Wir irren allesamt » : « Nous nous trompons tous ! ».
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