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Description

Bienvenue dans l'univers sordide et merveilleux d'Histoire d'en dire plus Cinéma. Je suis SkyBohemio, votre légiste bourré du 7ème art, et aujourd'hui on ouvre le dossier que j'aurais dû traiter depuis longtemps.

SCREAM. Trente ans. Trente ans que ce masque blanc nous regarde depuis les affiches. Trente ans que cette voix posée, douce et mortelle, demande : « Quel est ton film d'horreur préféré ? » Et trente ans que vous répondez comme des débiles heureux en ignorant que derrière ce film de vendredi soir se cache une histoire de production tellement bordélique, tellement humaine dans tout ce qu'elle a de plus catastrophique, qu'elle mérite son propre film d'horreur.

AU MENU DE CET ÉPISODE :

Un masque trouvé dans un garage poussiéreux pendant les repérages. Bob Weinstein qui le trouve ridicule et veut le changer. Wes Craven qui tient bon. Ce masque rapportera des millions en droits de licence Halloween. 200 litres de faux sang pour le premier film. Drew Barrymore, engagée pour jouer le personnage principal, qui demande elle-même à mourir dans les quinze premières minutes — comme Hitchcock avec Janet Leigh dans Psychose. Wes Craven qui raconte des histoires d'animaux torturés à ses acteurs entre les prises pour obtenir de vraies larmes. Matthew Lillard qui décroche le rôle de sa vie parce qu'il accompagnait sa petite amie à un casting — elle, elle n'a pas eu de rôle. La voix de Ghostface, Roger Jackson, que personne sur le plateau n'a jamais croisé. Et la scène finale tournée en 21 jours — avec des t-shirts « J'AI SURVÉCU À LA SCÈNE 118 ».

Pour Scream 2 : le script complet fuité sur Internet en plein tournage en 1997, et le faux script délibérément diffusé en premier pour piéger les spoilers — du judo informationnel en 1997. Neve Campbell qui tourne deux productions simultanément, lundi-mardi sur une série, mercredi-dimanche sur le film. Les dix dernières pages du script distribuées aux acteurs seulement la dernière semaine, sécurisées contre toute photocopie.

Pour Scream 3 : le massacre de Columbine qui a tout cassé. Les studios qui imposent zéro sang visible à l'écran. Kevin Williamson absent, remplacé par un scénariste qui n'avait pas vu les deux premiers films. Neve Campbell disponible vingt jours seulement sur douze semaines de tournage. Trois fins différentes tournées. Et ce commentaire prophétique sur les abus à Hollywood dans un film produit par Harvey Weinstein — dix-sept ans avant que tout éclate.

Pour Scream 6 : Neve Campbell absente parce qu'on ne l'a pas payée à sa juste valeur. Kevin Williamson qui dit publiquement : « Donnez-lui son argent. »

Pour Scream 7 : un licenciement pour un tweet, une actrice qui part le lendemain par solidarité, un réalisateur qui démissionne, des menaces de mort sur ses enfants, l'intervention du FBI. Une trilogie entière jetée à la poubelle. Le retour de Kevin Williamson derrière la caméra pour la première fois. Et Neve Campbell qui revient enfin.

Ce podcast est enregistré en binaural 3D — mettez votre casque. Le téléphone va sonner.

Disponible sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer, Acast et toutes les plateformes.

CHAPITRES

00:00 Générique

00:45 Introduction et accroche

03:53 L'état du cinéma d'horreur en 1994

08:40 SCREAM (1996) — Le miracle qui n'aurait pas dû exister

21:02 SCREAM 2 (1997) — Le script fuité et la guerre contre Internet

27:20 SCREAM 3 (2000) — Columbine a tout cassé

34:06 SCREAM 4 (2011) — Le retour qui aurait dû rester dans le tiroir

39:05 SCREAM (2022) — Le requel et l'ombre de Wes Craven

44:33 SCREAM VI (2023) — Le film sans Neve Campbell

47:32 SCREAM 7 (2026) — Le chaos absolu

53:55 Ce que Scream nous dit vraiment sur Hollywood

57:25 Conclusion et outro


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