Accordages – Saison 2
Pour cette deuxième édition de la Biennale Son, Arnaud Laporte s’entretient avec Bernard Blistène, historien de l’art et directeur honoraire du Musée national d’art moderne du Centre Pompidou, basé à Paris. Figure singulière de la scène artistique internationale, il mêle depuis toujours esprit de sérieux et goût pour l’irrévérence, s’attachant à « corriger les mœurs en riant », fidèle aux héritages de Dada, du Lettrisme, du Situationnisme ou de Fluxus.
À la Biennale Son 2025, il présente Un robinet qui s’arrête quand on ne l’écoute pas (2025), une conférence-performance qui traverse citations, échos et images en compagnie de Duchamp, Ionesco, Beuys, Reik, Cage ou encore Szendy. Entre blabla et pouët-pouët, entre jactances et gnagnagnas, il esquisse un art de l’écoute qui n’oublie pas de se taire, et qui assume volontiers l’humour comme l’esprit de sérieux.
Bernard Blistène vient récemment de publier des essais consacrés à l’Arte Povera, à la photographie, à l’Art brut, ainsi qu’aux dernières œuvres de Georg Baselitz. On lui doit également la conception de nombreuses expositions qui font référence : Danses tracées (1991), Poésure et Peintrie (1993), Poésie directe (1993), L’Esprit Fluxus (1995) ou encore Un Théâtre sans théâtre (2007). Avec le Nouveau Festival du Centre Pompidou (2009-2015), il inventa un laboratoire interdisciplinaire où se croisaient tambours, trompettes et esprits libres.
À travers cette proposition pour la Biennale Son, Blistène poursuit son compagnonnage avec les avant-gardes et les périphéries, faisant dialoguer mémoire et dérision, pensée et ver d’oreille, pour celles et ceux qui « connaissent la musique ».
Production : Biennale Son – Valais
Un podcast Biennale Son, raconté et réalisé par Arnaud Laporte.
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