Objectifs :
- Déterminer la proportion des patients se présentant pour des douleurs rétro-sternales (DRS) qui développeront un évènement coronarien indésirable (MACE);
- Établir la réelle performance des tests de stratification cardiologiques (sensibilité, spécificité, VPP, VPN);
- Évaluer l’impact des tests de stratification cardiologiques sur les issues centrées sur le patient;
- Présenter des scores cliniques (p. ex. le HEART score) qui permettent de stratifier cliniquement les patients avec des DRS;
- Évaluer si une prise en charge invasive de la MCAS (revascularisation) améliore les issues centrées sur le patient.
Messages clés :
- Les patients avec des DRS qui ont eu une investigation initiale négative, ou les patients dont l’histoire nous indique qu’il n’est pas en SCA (symptômes résolus depuis >24h) sont à très faible risque d’évènements coronariens (bien souvent en bas de 1% même si des facteurs de risque sont présents).
- Les tests de stratification cardiologiques sont peu performants (faible sensibilité/spécificité) pour détecter la maladie coronarienne. Ils sont associés à un très haut taux de faux positifs et même de faux négatifs surtout en contexte de faible prévalence.
- Le coroscan semble être plus sensible pour détecter la MCAS, mais potentiellement au prix d’un « surdiagnostic » significatif. Son réel bénéfice pour les patients reste à démonter.
- De nombreux scores cliniques, notamment le HEART score, nous permettent de stratifier les patients avec des DRS de la même façon voire de façon plus efficace que les épreuves d’efforts.
- Il n’y a pas de bénéfices démontrés à traiter la maladie coronarienne stable de façon invasive (revascularisation) comparativement à une prise en charge médicale.