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Description

🙏 Mets-toi en présence de Dieu, pour essayer de Lui parler.
 Tu disposes de 10 minutes, pas plus : va jusqu’au bout, même si tu te distrais.
 Persévère. Prends ton temps et laisse l’Esprit Saint agir 'à petit feu' 🔥.
 Choisis le meilleur moment, imagine que tu es avec Lui, et appuie sur ▶️ pour commencer.

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Genèse 3, 22-24

 Puis le Seigneur Dieu déclara :
« Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous
par la connaissance du bien et du mal !
Maintenant, ne permettons pas qu’il avance la main,
qu’il cueille aussi le fruit de l’arbre de vie,
qu’il en mange et vive éternellement ! »
Alors le Seigneur Dieu le renvoya du jardin d’Éden,
pour qu’il travaille la terre d’où il avait été tiré.
Il expulsa l’homme,
et il posta, à l’orient du jardin d’Éden,
les Kéroubim, armés d’un glaive fulgurant,
pour garder l’accès de l’arbre de vie.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ces jours-là,
comme il y avait une grande foule,
et que les gens n’avaient rien à manger,
Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit :
« J’ai de la compassion pour cette foule,
car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi,
et n’ont rien à manger.
Si je les renvoie chez eux à jeun,
ils vont défaillir en chemin,
et certains d’entre eux sont venus de loin. »
Ses disciples lui répondirent :
« Où donc pourra- t-on trouver du pain
pour les rassasier ici, dans le désert ? »
Il leur demanda :
« Combien de pains avez-vous ? »
Ils lui dirent :
« Sept. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Puis, prenant les sept pains
et rendant grâce,
il les rompit,
et il les donnait à ses disciples
pour que ceux-ci les distribuent ;
et ils les distribuèrent à la foule.
Ils avaient aussi quelques petits poissons,
que Jésus bénit et fit aussi distribuer.
Les gens mangèrent et furent rassasiés.
On ramassa les morceaux qui restaient :
cela faisait sept corbeilles.
Or, ils étaient environ quatre mille.
Puis Jésus les renvoya.
Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples,
il alla dans la région de Dalmanoutha.

***

Thierry Bizot, converti, raconte qu’il entend un prêtre expliquer : « Quand vous avez péché, vous voyez bien que vous avez brisé le lien individuel qui vous unissait à Dieu. Vous le sentez, un point c’est tout ; il n’y a pas de discussion. Vous n’avez pas besoin d’un prêtre. Même un enfant est capable de le ressentir. » Soudain, Thierry se souvient. Il a sept ans. Un soir, il descend prendre des citrons chez l’épicier, Gianni, qui lui donnait de si bons caramels tirés de son bocal… Gianni va les chercher dans l’arrière- boutique. Le bocal « était là, devant moi, qui m’attendait, m’attirait. Je me suis approché de lui à petits pas, les mains dans les poches, l’air de rien, la gorge serrée, le souffle court. Sans réfléchir, j’ai dévissé le couvercle en fer-blanc, plongé tout mon bras dans l’immense bocal et chipé un caramel mou, que j’ai fourré dans la poche de mon petit short, le coeur battant… » Quelques instants plus tard, Gianni paraît et… lui propose un caramel. « Je l’ai remercié en balbutiant. Je suis retourné chez moi sans courir. Toute ma gaîté naturelle s’était évaporée. J’ai eu soudain l’impression d’avoir été abandonné à mon triste sort, en rase campagne. Je suis resté seul un moment dans l’escalier, interdit, mes citrons à la main, et j’ai compris que le monde, pour moi, ne serait plus jamais tout à fait le même. » Tous les ingrédients de la véritable culpabilité sont présents : tentation, liberté minime mais réelle, transgression objective, tristesse et perte de l’innocence. « Je n’aurais pas pensé que ce souvenir resurgirait trente-sept ans plus tard, pour me permettre de regarder le péché de si près, comme un poisson qui frétille au bout d’un hameçon »

Catholique anonyme, p. 71-73

Extrait présenté dans L'Invisible, n° 97, novembre 2018

 



Pierre Laffon