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Description

Un peu plus de 3 ans depuis leur premier album "Equilibrium", quel bonheur de retrouver la formation initialement crée par  les frères Senizergues : POLYCHROME. D'ailleurs cette histoire de famille n'est pas sans rappeler quelques fleurons du rock progressif français tels que les tôliers Ange ou les plus contemporains Lazuli notamment. Ce tout fraîchement sorti "Someday" est fort réussi, laissant toutes les chances à ces frenchies de rejoindre la cour des grands, avec des textes qui ont du sens, à l'instar de l'extrait diffusé ce soir, traitant de la procrastination qui peut-être individuelle (je connais bien 😄) ou plus problématiquement politique quand il s'agit de prendre les décisions qui éviteront d'emmener notre belle planète dans le mur...
Initialement le projet personnel de Steven Wilson, POCUPINE TREE, marque le pas d'une plus grande collaboration instrumentale en 1999 avec "Stupid Dream, album qui se veut résolument plus nerveux (rock) et accessible à la fois, tout en conservant cette "patte progressive" qui en fait tout l''intérêt pour les aficionados du genre que nous sommes ! Le thème et le titre choisis par Wilson pour cette galette se réfèrent à ceux qui naïvement pensent que l'industrie musicale est un long fleuve tranquille et sans efforts particuliers pour accéder à la notoriété d'artiste musicien en devenir...
En 1976, des musiciens de la capitale étasunienne, grands admirateurs des mastodontes anglais du rock progressif tels que King Crimson ou Van Der Graaf Generator décidaient de fonder leur groupe et de mélanger les covers de leurs idoles outre-atlantique avec leur propre répertoire. Puis ils s'en tiendront aux idées originales pour sortir un premier album éponyme : HAPPY THE MAN. L'histoire aurait pu être un peu différente car le groupe et un certain Peter Gabriel avait envisagé de travailler ensemble, le premier accompagnant la toute nouvelle carrière solo de l'ex-Genesis. Mais d'une part Happy The Man tenant à jouer sa propre musique et d'autre part Peter Gabriel souhaitant se démarquer de cette "étiquette" rock prog pour s'éloigner de la comparaison avec ses anciennes fonctions, le projet ne vit jamais le jour. Happy The Man n'aura eu qu'une carrière en demi-teinte, ce qui n'enlève rien aux talents de ses musiciens, pour preuve l'extrait diffusé dans ce numéro...
Encore une formation française qui aurait pu échapper à ma vigilance si dans les derniers moments de la préparation de ce numéro je m'étais aperçu que le "groupe" américain que j'avais initialement programmé n'était en réalité qu'un programme d'intelligence artificielle...Pas de ça chez nous ! (enfin tant que je peux m'en rendre compte 🧐). Je ne citerai pas ce groupe (si en fait : "Temporal Luminence" si vous voulez vous faire votre propre impression...). Bref, en cherchant un titre de même durée pour respecter le timing de ma playlist, mes oreilles se sont arrêtées sur un album sorti il y a quelques mois déjà : "Odyssey" par le groupe UTRAPILOT. Non seulement je ne perds pas au change mais cet "incident" m' a fait découvrir un groupe talentueux qui mélange savamment un jeu et une production moderne avec du rock progressif ou tout au moins "sophistiqué" dans le style de leurs aînés des 70's. Fan de Supertramp, Pink Floyd, Fleetwood Mac, The Alan Parsons Project..., j'ai l’impression que ce groupe a été créée spécialement pour me cages à miel !! 😁. Un grand merci au programmeur informatique américain de m'avoir orienté vers ces vrais et talentueux musiciens, intelligents et français ! 
Autre formation qui avait su séduire mes grandes esgourdes l'année dernière avec un premier EP : SKYOFANT qui nous vient de grand nord et qui a publié la semaine dernière un nouvel EP qui initialement combiné au 1er devait sortir sous forme d'album. "Leaves" est le titre de cette toute fraîche galette norvégienne et comme sur SUN nous sommes affranchis des dictats commerciaux des annonceurs, libre à moi de vous emmener passer un bon quart d'heure dans cette atmosphère rock prog à la floydienne teintée de nuances de jazz...A écouter sans modération ! 
Comme souvent dans cette émission, j'ai prévu une escale italienne pour nous réchauffer un peu mais dans le numéro de ce soir c'est double plaisir : deux salles, deux ambiances ! D'abord avec TALE CUE dont je vous avais présenté il y a quelques semaines un premier extrait de leur nouvel album "Eclipse Of The Midnight Sun" à l'occasion de la sortie de ce "seulement" 3ème album. Un groupe dont la carrière remonte à la fin des 80's et composé de virtuoses initialement engagés dans des groupes de reprises mais ayant pour notre plus grand bonheur décider de créer leur propre répertoire.
L'autre formation transalpine a commis (du moins dans sa forme originale) un seul album éponyme en 1973  :  ALPHATAURUS. Si un 2ème opus était engagé, le projet n'aboutira pas et seuls quelques titres verront le jour sur un "autre" 2ème album...près de 20 ans plus tard. Il faudra finalement attendre 2012 pour que le 2ème album (initial) soit réenregistré mais par une formation forcément modifiée. Un régal, ce soir avec un extrait instrumental de ce LP d'époque ! 
A la même période, les anglais de ROXY MUSIC publiaient "Stranded" puis "Country Life", considérés alors par la presse spécialisée comme des icônes de l'art rock britannique, l'apogée du genre. C'est un extrait du second qui vous est proposé dans ce numéro, publié en 1974 avec une pochette qui serait sans doute plus difficilement acceptée de nos jours. A l'époque la pudeur de certains pays avait d'ailleurs conduit à la censure de la couverture (que les modèles sur la photo ne portaient pas 😉) mais aujourd’hui c'est plus l'image de la Femme qu'elle renvoie et qui serait sans doute jugée inappropriée...Reste le contenu qui réconciliera tout le monde, à écouter les yeux fermés si vous voulez ! 😁  
En 1993, après la liquidation de "The Alan Parsons Project" de l'ex-ingénieur du son célèbre de EMI, ALAN PARSONS (pour avoir notamment été derrière les manettes d'une certaine galette intitulée "The Dark Side Of The Moon"...) et de l'auteur-compositeur ERIC Woolfson, le premier continue l'aventure sous son seul nom. Mais en réalité, ses talents restent (comme chez APP d'ailleurs) plus techniques que musicaux car il s'entoure de musiciens souvent issue des sessions de son ancien projet pour écrire et composer "Try Anything Once". Il n'en demeure pas moins que si notre Alan n'en est pas le "créatif" principal par son écriture, il produit un album magnifique, d'une excellente production (bon le contraire aurait été fâcheux chez cet expert), choisissant efficacement ses artisans dont (à l'instar du titre diffusé dans ce numéro) Jacqui Copland. Une galette que je n'avais pas écoutée depuis un moment et que j'ai eu beaucoup de plaisir à redécouvrir ! Pour être complet, sachez que cette année devrait sortir une biographie du Alan Parsons Project, je vous tiens au jus ! 
Thierry Joigny
Chaque jeudi, à 20h