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Un nouvel album de PHIDEAUX c'est un bel évènement ! Malheureusement "AutoMoto Animus", titre de ce nouvel opus du multi-instrumentiste texan (dont la musique est traversée par des influences allant de Jethro Tull à Pink Floyd, en passant par Genesis, Vand Der Graff ou encore Bowie), ne sortira qu'après cette saison. Mais le bougre nous laisse une jolie carte de visite avec un premier single à découvrir en ouverture de ce numéro ! 
La fin de saison approche et il ne reste plus grand chose des atours de Cunégonde qui s'est gracieusement dévoilée depuis la rentrée. Le dernier album d'ANGE vous aura été entièrement exposé tout au long de ce cycle 2024/2025, un superbe opus dans lequel la voix de Tristan Décamps est désormais prédominante mais le Père n'a pas dit son dernier mot, celui de la fin de cet effeuillage sonore sera en effet laissé à Christian Décamps dans notre ultime épisode de fin de saison !
Un groupe qui ayant quelques difficultés à se trouver un nom, "oiseau rare" (but in english in the text!), publie son premier album éponyme en 1969 après avoir été repéré par Tony Smith, le manager de Genesis et Van Der Graaf Generator. Belle opération pour le businessman car le titre "Sympathy" va pulvériser les charts, surtout hors de leur Angleterre natale (il seront par exemple numéro un en France). Mais comme ce "tube" est suffisamment diffusé dans toute bonne radio commerciale qui se respecte, je vous propose donc ici un autre extrait de ce coup d'essai réussi, premier d'une série de 5 albums jusqu'à la dissolution des RARE BIRD en 1974.
Parlons maintenant d'une naissance, l'arrivée dans la scène régionale d'un groupe jazz fusion baptisé UNSQUARE. Ce quartet nantais se définit comme du jazz progressif. Deux singles ont été publiés en 2025 sur les plateformes de streaming et un premier EP est attendu pour la fin de cette année. En cas d'impatience ou de curiosité, vous pourrez aller les voir en concert dans le cadre du PROG NIGHT qui se déroulera au Floride à Nantes le 26 juin. Ils y partageront l'affiche avec les groupes Elements et Hamasaari. En attendant, l'un de leurs singles est proposé à vos cages à miel dans cette émission.
Autre nouvelle formation, cette fois, plutôt le versant métal du prog : DUALISIS. Un métal qui reste mélodique et accessible avec une jolie voix féminine. Leur 1er EP  "Us" est de bonne augure pour la suite. Ils seront également visibles sur pas mal de scènes avec un agenda bien rempli jusqu'à la fin de l'année ! Pour la région de votre radio préférée, je peux vous indiquer demain 12 juin le V'n B de Saint-Herblain, sinon plus tard et plus au nord : Hennebont (Morbihan) le 10 juillet. Plein d'autres dates sur leur site ! 
Direction les Pays-Bas avec le nouvel album de GLORIOUS WOLF : "Elements Of Hope". J'ai découvert ce projet porté par Ruud Dielen il y a maintenant 3 ans et quel plaisir de replonger dans son univers ! Ruud est un passionné et s'inspire du rock progressif "old school". Mais attention il produit toutefois une musique ancrée dans notre époque et superbement produite. Le concept de sa dernière œuvre est le passage d'un enfant à l'âge adulte dans un monde chaotique, se retrouvant confronté à de nouveaux défis, comme l'IA. Mais comme le titre l'indique, il y a des raisons d'espérer ! 
Depuis que Sony s'est offert le catalogue de PINK FLOYD, les commerciaux de la firme se démènent pour nous amener à dépenser régulièrement nos soussous dans leur popoche en revisitant sous toutes les formes possibles les productions de la poule aux oeufs d'or… Cette fois encore ils font appel à Steven Wilson pour rafraichir un peu le teint de cette institution. Il s'agit cette fois d'une compilation de 7 titres considérés sans doute comme les plus "bankables" pour essayer d'attirer un nouveau public et d'un 8ème pour nous convaincre, nous les anciens, de mettre aussi et encore la main à la poche, ce titre étant proposés dans une version quasi inédite  ! 1977, l'album "Animals". Rappelez-vous l'album commence par un très court titre acoustique dédié à la nouvelle femme de Roger Waters, Carolyne Christie. Ce titre, "Pigs On The Wings", est repris en clôture de l'album pour une 2ème partie toute aussi courte. Or à l'origine, cette chanson ne devait en faire qu'une seule, avec sur le pont, un savant l'un de ces solos de guitare comme  David Gilmour sait si bien les faire. Par mégarde en tripatouillant la console pendant l'absence de l'ingé-son, nos musiciens effacent le solo de guitare (on est à l'ère de l'analogique, l'opération est irréversible). Entre alors en cabine Snowy White, guitariste de soutien de scène du groupe (qui collaborera ensuite avec le claviériste Richard Wright pour son premier album solo "Wet Dream" en 1978 puis avec Roger Waters après son départ du Floyd). On propose à Snowy de jouer un solo sur le pont de "Pigs On The Wings", la prise est gardée et le titre est prévu de sortir sous cette forme. Mais Waters choisi finalement de couper le titre en deux partie pour "encadrer" l'album, exit le pont et donc  la partie de Snowy White. La prise originale est toutefois disponible (mais rare !) sur la version cartouches 8 pistes de l'album, concurrence à l'époque de la cassette audio et qui avait pour avantage de pouvoir tourner en boucle sans avoir à être retournée. Ce format, bien plus encombrant que la cassette, sera utilisé essentiellement en radio pour les jingles et les pubs mais ne sera pas développé pour le grand public en Europe. Il connaîtra une distribution assez confidentielle en Amérique du Nord. En anglais cette cartouche est appelée tout simplement "8-tracks cartridge", ainsi la nouvelle compilation, comportant par ailleurs 8 titres a donc été baptisée du double juste titre  "8-Tracks". L'extrait proposé dans ce numéro est cette rare version "non coupée" et avec le solo de White que personnellement je n'avais jamais entendue !   
Revenons en France, y compris dans le texte avec une écriture véritable pièce d'orfèvrerie :  ALCAZ.    Je ne connaissais pas  encore ce duo marseillais dont le dernier album intitulé "Le Nid des Anges" est paru l'année dernière.  7ème opus de Jean-Yves Liévaux et Viviane Cayol, mais malheureusement Viviane a été emportée par la maladie peu de temps après sa publication. Reste ce bel héritage que je ne connaissais pas, une musique et des mots que je vous invite à parcourir et une pensée pour Viviane, qui par ailleurs était également peintre. Extrait de ce "Nid des Anges" dans cet épisode d'Amarok.
Repartons aux USA, pas pour la coupe du monde (qui à vrai dire m'importe peu), mais pour ce diptyque orwellien "2084" par BUILT FOR THE FUTURE. Il s'agit du 4ème album de ce groupe de San Antonio (Texas). Curieusement le communiqué de presse ne le cite pas mais "2084 La Fin Du Monde" est un livre de Boualem SANSAL. Alors je ne sais pas si le groupe s'en est inspiré ou en a juste repris le titre , n'ayans pas (encore) lu cet ouvrage. Mais côté musique, il s'agit donc après "2084 Heretic" (le précédent album) de "2084 Empire" qui paraît en double CD.  Nos texans futuristes sont de musiciens qui écumaient déjà les scènes dans les années 80 mais qui, motivés par les croisement du rock progressif et de la pop qualitative, de Tears For Fears et Rush à Pink Floyd (encore eux !) décidaient donc de construire l'avenir avec ce beau projet et leur style personnel. Bien leur en a pris, un bel univers à découvrir.
Si MIKE OLDFIELD et Richard Branson étaient potes à l'époque de Tubular Bells et dans début des 70's, le second, patron entre autres des disques Virgin, est devenu le meilleur ennemi du premier qui rongeait son frein (bizarre ça comme expression d'ailleurs, qui fait ça ?!!!) en attendant d'être libéré de ses obligations contractuelles au sein du célèbre label. En guise d'ultime album, alors que le milliardaire attendait de son poulain une nouvelle version des fameuses cloches tubulaires, le Maëstro publie en 1991 l'album libérateur "Heaven's Open" qu'il signe de son prénom complet "Michael" et dont il s'approprie exceptionnellement le poste de chanteur principal (ce qui n'est pas sa qualité première). Comme s'il voulait savonner la planche de son patron avant de livrer le "Tubular Bells II" tant attendu à sa nouvelle écurie WEA dès l'année suivante. Un album atypique donc, mais où Oldfield se lâche par exemple en flirtant à sa manière avec des rythmes reggae sur le titre diffusé dans cet épisode : Rendez-moi tous mes attributs ! 
L'une des influences "old school" de Ruud (cité plus haut pour Glorious Wolf) a peut-être été ce groupe de compatriotes des seventies : FOCUS. On retrouve ici les néerlandais sur le 2ème album logiquement intitulé à l'origine "Focus II" et paru en 1971, album devenu par la suite plus connu et réédité sous le nom de "Moving Waves", histoire de finir en douceur cette nouvelle étape au pays des musiques progressives, l'une des dernières avant la fin du voyage dans deux semaines déjà…  
Thierry Joigny
AMAROK, chaque jeudi, à 20h