La 4ᵉ saison de Cubop sous les étoiles s’ouvre comme une traversée musicale, entre mémoire et modernité, entre racines et métissages
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Le rideau se lève avec Orquesta Fuego et « Timba Timbalero », éclat incandescent en hommage à l’âge d’or du mambo.
Puis souffle un vent nouveau sur le latin jazz :– Javier Girotto et son lumineux « Mambo para Eddy », où l’enfance résonne dans chaque note,– le quinteto cubain Espirales, qui tisse poésie et danse dans « Guajira »,– et Mika Stoltzman, marimbiste japonaise installée à New York, qui fait renaître le standard « Caravan » avec la délicatesse d’un souffle et la force des percussions.
La Supernova éclaire la mémoire d’Eddie Palmieri, disparu cet été. Avec « Shekere Agent Man », extrait de La Perfecta II, il nous rappelle que dans ses mains, même l’instrument le plus discret devient une étoile flamboyante.
Vient alors l’escale brésilienne :– le Lado B Brazilian Project réinvente Jorge Ben dans « Requebra que eu dou um doce »,– tandis qu’Antonio Adolfo nous offre « Vai Passar », samba d’espérance née en pleine dictature, devenue hymne de résistance et de lumière.
L’album du mois, Nueva Timba d' Harold López-Nussa. La mise en lumière de ce soir se porte sur mon titre coup de cœur de l’album : Cerca y Lejos.Une mélancolie douce s’y installe, comme un voile léger, rappelant la beauté des instants les plus simples.
Enfin, la salsa dura embrase la nuit :– l’énergie nordique d’El Equipo del Norte dans « Vamos pa’ PR »,– puis une descarga monumentale orchestrée par Osman Antúnez avec « Indestructible », hommage vibrant au grand Ray Barretto.
Et comme un feu d’artifice final, retour à Orquesta Fuego avec « Pa’ Gozar », irrésistible invitation à la danse portée par la voix et la flûte aérienne de José Alberto El Canario.
Un voyage entre étoiles disparues et constellations nouvelles, entre la mémoire des maîtres et l’audace des héritiers… à savourer sur SUN, en podcast et sur Deezer.