Salut, c’est le Grain de Son, l’émission d’Attac Puy-de-Dôme.
« Donnez-moi un point fixe et un levier, et je soulèverai la Terre », disait le vieil Archimède. Une bravade que reprennent à leur compte aujourd’hui un certain nombre de militants écologistes. Le levier, ce sont nos batailles, nos combats contre ceux qui s’accaparent et détruisent le vivant, de l’agro-industrie aux bétonneurs de tout poil. Le point fixe, c’est la terre, le sol, les territoires où s’ancrent nos luttes, les zones à défendre et les jardins partagés, les campagnes vivantes et les quartiers populaires.
La terre qui se soulève, cela fait bien sûr penser aux Soulèvements de la Terre, ce vaste mouvement né en 2021 et qui a su mobiliser une foule d’individus et d’organisations pour la réappropriation des sols et de l’eau, contre les méga-bassines, les autoroutes ou les cimenteries. Au-delà, qu’ils se réclament ou non des Soulèvements de la Terre, un nombre croissant de collectifs, d’associations ou de simples citoyens choisissent de recourir à l’action directe de masse. On les accuse de sabotage, ils préfèrent parler de désarmement. On les juge violents, ils répondent qu’ils ne sont que la Terre qui se défend. On les qualifie d’écoterroristes, ils se marrent et disent qu’ils ne font que croire en leur capacité d’agir.
Il faut bien avouer que l’actualité nous démontre jour après jour que ni la voie électorale, ni la voie judiciaire ne sont très efficaces pour faire face au changement climatique, à l’effondrement de la biodiversité et au grand désastre qui s’annonce. Les blocages, occupations et démantèlements des activistes auront-ils plus de succès ?
Pour tenter de répondre à cette question, et à bien d’autres encore, nous retrouvons aujourd’hui nos deux invités.
Invité·es :
- Jean-Paul ONZON : militant Confédération Paysanne Puy-de-Dôme
- Tôt : habitant politique du Puy-de-Dôme