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Salut, c’est le Grain de Son, l’émission d’Attac Puy-de-Dôme.

Quand on parle des grandes entreprises publiques en France, on pense à la SNCF, on pense à La Poste, et on pense à EDF. Électricité de France a longtemps été un fleuron de l’industrie hexagonale en même temps qu’un symbole du service public à la française. Mais ça, c’était une vision d’après-guerre, celle des trente glorieuses. Aujourd’hui, l’heure est à la libéralisation, à la cotation en bourse et à la libre concurrence.
Une concurrence libre et non faussée qui devait amener aux usagers... pardon, aux consommateurs une électricité bon marché, un service de qualité, là où les vieux monopoles abusaient de leur position dominante.
Hélas, il y a loin de la coupe aux lèvres et l’ouverture à la concurrence s’est traduite par des prix qui s’envolent, on l’a vu la semaine dernière, pendant que de nouveaux opérateurs spéculaient et engrangeaient les bénéfices. Concurrence libre et non faussée, ou concurrents libres de tout fausser ?

C’est que, vendre des électrons, ce n’est pas tout à fait aussi simple que de vendre des carottes – avec tout le respect que l’on doit aux vendeurs de carottes. Et l’on ne s’improvise pas producteur et fournisseur d’énergie. Il faut pour ça des infrastructures lourdes et la capacité de réguler une énergie qui ne se stocke pas, ou très mal, et dont la production doit à chaque instant correspondre exactement à la consommation,
Alors comment tout cela fonctionne-t-il ? La renationalisation récente d’EDF est-elle une bonne nouvelle ? Les opérateurs privés d’électricité sont-ils tous d’horribles spéculateurs ?

Pour répondre à ces questions, nous retrouvons Anne DEBRÉGEAS, ingénieure de recherche à EDF et porte-parole de la fédération SUD-Énergie.

Invitée :

- Anne DEBRÉGEAS, ingénieure de recherche sur le fonctionnement du système électrique, porte-parole de la fédération SUD-Énergie