Salut, c'est le grain de son, l'émission d'Attac Puy-de-Dôme.
_« Il ne s’agit pas d’une privatisation »_.
C'est ce que disait Clément Beaune, le ministre des transports en juin 2023, lorsqu'on l'interrogeait sur l'avenir de Fret SNCF et son plan de destruct... pardon, de restructuration de Fret SNCF en deux entités séparées.
_« Il ne s’agit pas d’une privatisation »_.
Force est de constater que c'est vrai.
Ce n'est pas _une_ privatisation, mais _la_ privatisation, la _dernière_.
Ce n'est pas une privatisation, mais bien la liquidation de l'opérateur historique.
Et une liquidation néolibérale chimiquement pure dont le modus operandi irait même jusqu'à effrayer certains pays ordolibéraux qui voient le zèle avec lequel la France s'attache à démolir Fret SNCF, à anticiper et devancer les requêtes de la Commission européene, sans barguiner, sans négocier, bref à se saborder ; ces pays ordolibéraux voient tout cela d'un œil assez circonspect, voire inquiet.
Après tout, eux aussi ils ont des infrastructures ferroviaires et des reliquats d'entreprises nationales qui les empruntent.
L'argument de la concurrence libre et non faussée, c'est bien pour ralentir un concurrent ou récupérer des parts de marché, mais il ne faudrait pas que ça ne détruise tout -- et surtout pas l'outil de travail --, et toute cette affaire pourrait instaurer un dangereux précédent.
Mais, le train est sorti de gare, et on ne descend pas indemme d'un train en marche.
Si la semaine dernière, on a évoqué le contexte général de la mobilisation pour la sauvegarde de Fret SNCF, les revendications de la mobilisation, et la situation dans les autre pays de l'UE, aujourd'hui -- et sans présumer de l'issue de la mobilisation -- on va s'intéresser aux conséquences que la liquidation de Fret SNCF aurait.
Et pour répondre à nos questions, nous retrouvons nos deux invités.
Invités :
- Johann, SUD-Rail 63
- Sylvain, SUD-Rail 63