
Santiago, Chili. 51 ans après le coup d'état de Pinochet, un pays retient son souffle. Julien Dubois, journaliste français, est venu couvrir une élection à haut risque, prêt à exposer les manœuvres du candidat d'extrême droite. Mais son enquête professionnelle bascule dans l'intime lorsqu'il découvre que sa propre famille est liée par un sombre secret à l'homme le plus puissant et le plus dangereux du pays : un ancien général de la dictature. Pris entre son éthique de journaliste et la loyauté filiale, Julien plonge dans un passé qui refuse de mourir. Chaque révélation le rapproche d'une vérité dévastatrice, une vérité qui pourrait déstabiliser un pays, mais aussi anéantir l'honneur de sa famille. La vérité a-t-elle un prix ? Et est-il prêt à le payer ?
Un journaliste français couvrant l'élection présidentielle chilienne découvre que la victoire du candidat d'extrême droite est liée à un sombre secret de l'ère Pinochet impliquant sa propre famille, le forçant à choisir entre la vérité et la loyauté.
Le journaliste révélera-t-il une vérité qui pourrait déstabiliser un pays et briser sa propre famille, ou choisira-t-il de protéger les siens en enterrant un passé compromettant ?
51 ans après le coup d'état de Pinochet, pourquoi le Chili élit un nostalgique de la dictature
51 ans après le coup d'état de Pinochet, pourquoi le Chili élit un nostalgique de la dictature
durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Comment expliquer que, 51 ans après le coup d’état de Pinochet, le Chili a pu élire un nostalgique de la dictature ? Le candidat d’extrême droite, José Antonio Kast, s’est présenté comme l’homme de l’ordre, sur l’immigration et l’insécurité, avec des accents inspirés de Trump et de Millei.
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La grande matinale. Wah. Wahé. Wahé. Sur France Inter. C'est géopolitique, bonjour Pierre Asci. Bonjour Florence. Vous nous parlez du résultat de l'élection présidentielle du Chili. José Antonio Cast, le vainqueur de la présidentielle chilienne, a des accents qui évoquent Donald Trump ou l'argentin Javier Milei. Sur l'immigration ou la sécurité, ces deux thèmes de prédilection, le candidat d'extrême droite était en phase avec les discours les plus radicaux de ces deux présidents emblématiques du virage à droite du continent américain. Mais c'est d'abord dans l'histoire chilienne qu'il faut plonger. Et tenter d'expliquer comment, 51 ans après le coup d'état militaire du général Augusto Pinochet contre Salvador Allende, le Chili a pu élire à une forte majorité un nostalgique de la dictature. Lors de sa première campagne en 2017, Cast avait même déclaré que si Pinochet vivait encore, il aurait voté pour lui. Son élection constitue une rupture, il devient le premier président chilien à avoir voté en 1988 pour la prolongation du mandat de Pinochet lors du fameux référendum qui a mis fin à la dictature. Jusqu'ici, tous les présidents, de droite comme de gauche, avaient soutenu la campagne épique du nom immortalisé par le film No de Pablo Larrain. Comment on peut expliquer cette victoire, Pierre ? Alors, le Chili, Florence, a eu une histoire politique accidentée ces dernières années. Une violente crise sociale en 2019 a poussé au pouvoir les partis de gauche derrière l'ancien dirigeant étudiant Gabriel Boric. Cette victoire née dans l'enthousiasme s'est progressivement installée dans le marasme. Une tentative de réforme de la Constitution héritée de Pinochet a échoué. L'Assemblée constituante accouchant d'un texte trop complexe, trop utopiste. La gauche ne s'est pas relevée de cet échec et surtout, n'a pas su apporter de réponses aux deux sujets qui ont dominé la campagne, l'immigration et l'insécurité croissante. La candidate de la gauche unie, Janet Jara, issue du Parti communiste est arrivée en tête au premier tour mais sans réserve de voix. L'étiquette communiste a toujours une dimension d'épouvantail au Chili. Elle n'avait pas de chance de passer malgré ses appels du pied aux candidats populistes arrivés 3ème. Question centrale, quel président sera le nouvel élu ? Alors José Antonio Cast promet une main de fer sur les sujets de l'immigration et de la sécurité. Déshinibé par le comportement de Trump et de Milei, il a promis de déployer l'armée aux frontières contre l'immigration illégale, d'expulser massivement les sans-papiers, Vénézuéliens ou Colombiens, de créer plus de prisons en prenant pour exemple le Salvador de Bukele. Ça en dit long sur le climat de notre époque que ces promesses permettent de remporter des élections au nord comme au sud, en Amérique ou en Europe. C'est d'abord l'échec de ceux qui n'ont pas su répondre à ces défis tout en restant dans les clous de l'État de droit. Cast s'inspire du concept paradoxal de démocratie protégée imaginé par Jaime Guzmán, l'idéologue de l'ère Pinochet. José Antonio Cast est aussi un ultra-conservateur, père de 9 enfants, hostile aux droits des femmes mais il a mis en sourdine cette thématique lors de la campagne. Ce fils d'un immigrant allemand qui a appartenu au parti nazi en son temps, se veut d'abord l'homme de l'ordre et c'est ce qui lui a permis de gagner. Une leçon chilienne mais aussi n'en doutons pas, internationale. Merci Pierre Asci.
51 ans après le coup d'état de Pinochet, pourquoi le Chili élit un nostalgique de la dictature
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