
Échappez au vacarme incessant de l'actualité et trouvez refuge au cœur du 'Cabinet des Temps Longs'. Cette expérience narrative ASMR transforme les tensions géopolitiques du monde moderne en une fable onirique et apaisante sur la vertu de la patience. Suivez les pas d'Elias, épuisé par l'urgence de l'immédiat, alors qu'il franchit le seuil d'une bibliothèque hors du temps pour y retrouver son souffle. Guidé par la sagesse tranquille du Professeur Wei Chen, découvrez comment l'immobilité face à la tempête devient la plus grande des forces. Laissez-vous bercer par le rituel du thé et la douce philosophie du temps long, une invitation poétique à ralentir pour mieux trouver le sommeil.
Dans un monde de 2026 secoué par des tempêtes politiques, une observation poétique de la stratégie immobile de la Chine révèle la puissance apaisante de la patience face à l'urgence.
Comment la sagesse du temps long et la patience silencieuse peuvent-elles l'emporter sur le vacarme de l'agitation immédiate ?
L’activisme de Donald Trump fait reculer la Chine, mais Pékin n’a pas dit son dernier mot
L’activisme de Donald Trump fait reculer la Chine, mais Pékin n’a pas dit son dernier mot
durée : 00:03:13 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Au Venezuela comme en Iran, ce sont des pays proches de la Chine qui sont sous pression américaine, sans que Pékin ne bouge. Pour autant, il serait risqué d'en conclure que Pékin n’a pas d’atouts dans les nouveaux rapports de force mondiaux : la Chine joue le temps long.
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L’activisme de Donald Trump fait reculer la Chine, mais Pékin n’a pas dit son dernier mot
L’activisme de Donald Trump fait reculer la Chine, mais Pékin n’a pas dit son dernier mot
durée : 00:03:13 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Au Venezuela comme en Iran, ce sont des pays proches de la Chine qui sont sous pression américaine, sans que Pékin ne bouge. Pour autant, il serait risqué d'en conclure que Pékin n’a pas d’atouts dans les nouveaux rapports de force mondiaux : la Chine joue le temps long.
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**Florence :** Bonjour Pierre Haski.
**Pierre :** Bonjour Florence.
**Florence :** Question ce matin Pierre : comment réagit la Chine devant les... les évènements des derniers jours ?
**Pierre :** Alors la Chine observe attentivement ce spectaculaire début d'année, de l'attaque américaine de Caracas au soulèvement iranien en passant par les tensions autour du Groenland. Attentivement mais passivement jusqu'ici. Pékin est pourtant directement concerné à chaque fois.
Au Venezuela, un émissaire chinois était reçu par le président Maduro quelques heures seulement avant sa capture par un commando américain. Une photo le montre offrant au dirigeant vénézuélien un cheval en porcelaine, le signe du zodiaque de l'année à venir. La photo a été retirée depuis des sites officiels chinois. Le Venezuela a une dette considérable vis-à-vis de la Chine, qui était remboursée jusqu'ici en livraison de pétrole, environ 5 % des besoins chinois. Pékin ne reverra sans doute jamais ses dizaines de milliards de dollars et risque de ne plus recevoir de pétrole vénézuélien non plus.
En Iran, Pékin se voit depuis hier menacé de 25 % de taxes supplémentaires par Donald Trump qui vise les pays qui commercent avec Téhéran. Ici, ce sont les deux tiers des exportations de pétrole de l'Iran qui partaient vers la Chine et des produits chinois qui inondent ce marché captif.
**Florence :** Est-ce que ça veut dire qu'indirectement Trump s'en prend aux intérêts chinois ?
**Pierre :** Alors tout à fait Florence et Pékin le vit comme tel. Lorsque Trump remet au goût du jour la doctrine Monroe, qui assure l'hégémonie des États-Unis sur leur hémisphère, il conteste la place prise par la Chine en Amérique latine. Pékin est devenu le premier partenaire commercial du continent.
Pékin encaisse les coups dans un silence frappant. Certes, la Chine ne considère pas ces pays comme des alliés qu'elle doit défendre, ce n'est pas le mode de fonctionnement de Pékin. Mais à force d'encaisser des revers, elle risque de susciter des questionnements. L'Iran est ainsi membre permanent de l'Organisation de coopération de Shanghai, une structure de sécurité dont le sommet en septembre dernier à Tianjin dans l'est de la Chine avait donné lieu à une véritable démonstration d'influence. Et pourtant, quand l'Iran est sous pression israélienne ou américaine, Pékin ne bouge pas.
**Florence :** Que peut-on en conclure Pierre ?
**Pierre :** Alors la Chine joue le temps long. Elle ne mène pas les combats qu'elle n'est pas en mesure de gagner. Elle considère que le comportement de Donald Trump sur la scène internationale peut lui apporter des succès ponctuels mais qu'au bout du compte, il lui aliène aussi beaucoup de soutiens. La Chine se présente en partenaire responsable dans un monde hystérisé par Washington.
Et dans ce monde elle n'est pas sans atouts. Ses positions en Amérique latine par exemple restent solides même dans l'Argentine de Javier Milei, l'allié de Trump. Au Pérou, elle a inauguré en 2024 le plus grand port commercial du continent et le Brésil lui vend tout ce qu'il peut produire de soja. Les États-Unis ne sont pas près de chasser la Chine du continent.
Pékin montre également sa capacité de riposte dans son environnement immédiat, face au Japon coupable d'avoir envisagé de soutenir Taïwan en cas de conflit, ou en organisant en fin d'année une nouvelle manœuvre d'encerclement de Taïwan. Si elle apparaît aujourd'hui la victime indirecte de l'activisme de Donald Trump, ce serait une erreur de sous-estimer ses atouts dans les nouveaux rapports de force mondiaux.
**Florence :** Merci Pierre Haski.
L’activisme de Donald Trump fait reculer la Chine, mais Pékin n’a pas dit son dernier mot
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