
Laissez derrière vous le tumulte du monde pour trouver refuge derrière les murs protecteurs du Plateau des Mémoires. Cette expérience narrative immersive transforme l'incertitude de l'époque en une fable intemporelle sur la résilience et la patience. Inspirée par l'âme éternelle de la Perse, cette histoire vous invite à traverser la nuit la plus sombre pour redécouvrir la certitude de l'aube. Guidé par des voix apaisantes et un paysage sonore envoûtant mêlant vent du désert et violoncelle méditatif, laissez-vous bercer par la sagesse des étoiles. Un voyage onirique conçu pour calmer l'esprit, panser les angoisses et accompagner votre glissement vers un sommeil profond et réparateur.
Une narration méditative et apaisante qui transforme les épreuves géopolitiques de l'Iran de 2026 en une fable intemporelle sur la patience, la résilience et l'aube inévitable après la nuit la plus sombre.
Comment l'âme d'une nation ancienne trouve-t-elle la force de renaître lorsque les vents de l'histoire soufflent en tempête ?
En Iran, il n’y a pas de « bon » scénario de sortie de crise
En Iran, il n’y a pas de « bon » scénario de sortie de crise
durée : 00:03:15 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Le scénario d’un atterrissage en douceur en Iran n’existe pas, avec un régime aux abois qui réprime massivement. Cette reprise en mains peut réussir au prix fort, mais certains analystes redoutent une guerre civile à la syrienne, la politique de la terre brulée.
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En Iran, il n’y a pas de « bon » scénario de sortie de crise
En Iran, il n’y a pas de « bon » scénario de sortie de crise
durée : 00:03:15 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Le scénario d’un atterrissage en douceur en Iran n’existe pas, avec un régime aux abois qui réprime massivement. Cette reprise en mains peut réussir au prix fort, mais certains analystes redoutent une guerre civile à la syrienne, la politique de la terre brulée.
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- Le dossier géopolitique bonjour Pierre Haski.
- Bonjour Florence.
- Vous analysez les différents scénarios possibles en Iran.
- Il n'y a pas de bon scénario en Iran. Imaginer une chute du régime des mollahs qui se déroulerait avec un minimum de violence avec des lendemains stables et relativement démocratiques relève de l'utopie absolue. Rien dans son histoire et la nature de son régime ne prépare la République islamique à un atterrissage en douceur, tout au contraire la conduit vers la violence. Il suffit de constater comment le régime de Téhéran a choisi ces derniers jours la répression à outrance contre le soulèvement populaire déclenché fin décembre à partir de revendications économiques dont même le président iranien Pezeshkian disait qu'elles étaient légitimes. Le nombre de victimes atteint déjà des chiffres records dans la longue histoire de la violence en Iran. 2 500 morts confirmés selon une organisation de défense des droits de l'homme, 5 000 ou beaucoup plus selon d'autres sources. Le chef du système judiciaire iranien a appelé hier à juger rapidement les personnes arrêtées dans les manifestations, plus de 10 000 au dernier décompte, laissant entrevoir des peines de mort dont l'Iran est coutumier. Ce climat dont on a du mal à avoir une idée précise en raison du blackout des communications avec l'Iran est celui d'un régime qui est prêt à tout pour survivre.
- Ce régime Pierre peut-il reprendre le contrôle ?
- C'est évidemment un scénario possible et peut-être probable. C'est le sort qu'a connu la révolte sociale de 2019 ou le mouvement Femmes Vie Liberté après la mort de Mahsa Amini en 2022 avec à chaque fois des centaines de morts. Mais la situation en Iran est tellement dégradée que le régime ne ferait que gagner un répit jusqu'à la crise suivante. Mais c'est plus dur et plus coûteux aujourd'hui pour le régime de Téhéran. D'abord parce qu'il est considérablement affaibli par la guerre des 12 jours avec Israël et les États-Unis l'an dernier et par l'effondrement de son réseau d'alliance régionale. Autre facteur disruptif, la posture de Donald Trump qui a promis de venir en aide aux manifestants sans vraiment dire comment. Ses derniers commentaires hier laissent entendre le contraire mais son imprévisibilité pèse lourdement sur tous les scénarios. Tous les voisins de l'Iran lui déconseillent en tout cas d'intervenir.
- Et vous n'écartez pas non plus le pire.
- Le pire Florence, c'est la guerre civile. Certains analystes de l'Iran et du Moyen-Orient la redoutent. Ils voient dans la tournure des événements un rappel sinistre de la descente aux enfers de la Syrie après les manifestations du printemps 2011 contre Bachar el-Assad. Les ressemblances : un régime déterminé à survivre y compris en pratiquant la politique de la terre brûlée et des manifestants pacifiques qui commencent à s'armer. En Syrie, ça a donné un engrenage mortel pendant plus d'une décennie. Dans le cas de l'Iran, ça serait à l'échelle d'un pays de 90 millions d'habitants où vivent des minorités comme les Kurdes ou les Baloutches qui ont déjà des mouvements séparatistes armés. À l'été 2011, je pensais comme beaucoup que les jours de Bachar el-Assad étaient comptés en Syrie. À Beyrouth, je croisais le leader druze Walid Joumblatt qui me dit : « Détrompez-vous, ça prendra au moins 10 ans ». Ça a pris 13 ans avant qu'il ne tombe et plus d'un demi-million de morts. Une dictature aux abois n'a plus rien à perdre, c'est le principal risque aujourd'hui d'abord pour le peuple iranien.
- Merci Pierre Haski.
En Iran, il n’y a pas de « bon » scénario de sortie de crise
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