Poème dit par l'auteur Henri Etienne Dayssol
A la foire les ballons qui font cible au stand de tir c'est tant qu'on veut qu'on les tire vu que c'est peu dépenser tout juste trois sous le coup et un centime la rime. Ils sont mignons ces ballons mais pour faire un beau carton et gagner des plombs en prime faut pas faire du sentiment autrement on est marrons faut tirer au bon moment. T'imagines si on pensait qu'on peut devenir ballons, mettons qu'on soit à leur place y' en aurait des dégueulasses vu que c’est pas cher la rime pour tirer sans émotion. Mais nous changés en ballons, va qu'on se ferait la belle et une fois dans le ciel à ces cons de tue-l’ amour on leur jouerait un bon tour pas piqué des hannetons: on leur ferait débourser pour chacune de nos rimes trois cent mille et trois centimes et le reste du pognon des millions et des millions pour lâcher plein de ballons des millions, des millions…
- Henri Étienne DAYSSOL -